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Nous sortons du taxi, juste le temps de voir que le quartier respire la pauvreté et après quelques mètres, nous entrons dans un bâtiment avec un garde à l'entrée. 2 ou 3 mots échangés avec celui-ci est nous nous engageons à droite dans une cour intérieure puis des escaliers, un couloir et nous entrons dans une pièce, mes jambes ne me soutiennent plus guère. Il y a plein de lits avec des enfants qui dorment, qui pleurent, qui nous regardent, qui mangent. Des nounous nous saluent gentiment pendant qu'elles donnent le biberon à certains enfants sur leurs genoux. Je montre à Sabine le lit de Noé que j'ai reconnu car nos photos y sont collées mais pas de bébé dedans, on regarde partout et nulle part à la fois. Soudain sortant d'une pièce au fond, une nounou arrive avec un petit bonhomme dans les bras qui tourne la tête dans tous les sens, c'est lui, notre fils, Noé ! Un seul regard a suffi à le reconnaître. Je laisse Sabine s'approcher lentement et la nounou lui tend l'enfant, je m'approche à mon tour et nous lui parlons doucement, nous nous présentons à lui, l'émotion nous submerge. C'est trop fort, trop beau, si intense. Des larmes inondent le visage de maman alors que papa essaye de rester digne mais en vain ! Noé nous regarde avec ses grands yeux. Le premier regard est échangé, désormais nous sommes unis pour la vie.
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